Par L’ONG Nouvelle Société Civile du Kongo (NSCK)
L’ONG Nouvelle Société Civile du Kongo (NSCK) annonce avoir finalisé plusieurs plaintes visant l’Agence de cybersécurité de la République démocratique du Congo, une structure placée sous l’autorité directe de la Présidence de la République.

Selon l’ONG, ces plaintes portent sur des allégations graves, notamment des faits présumés de tortures, des viols, d’enlèvements, de fraudes, de détournements de biens publics, d’assassinats, d’exécutions sommaires ainsi que l’existence de prisons secrètes. La NSCK affirme que ces accusations concernent des responsables présentés comme dirigeants de cette agence.
L’organisation, dirigée par son président Jean-Luc Kimbila et son secrétaire général Freddy Mulongo Mukena, indique que, selon ses sources, trois personnes, Lisette Kabanga, Jean-Claude Bukasa et Taupin Mukengeshayi seraient citées dans ces dossiers. L’ONG précise que ces personnes seraient de nationalité canadienne et résideraient à Montréal et à Toronto avec leurs familles. La NSCK affirme également que ces personnes auraient des liens familiaux avec des membres de l’entourage présidentiel en RDC, ce qui, selon elle, renforce la nécessité d’une enquête indépendante.
La Nouvelle Société Civile du Kongo souligne que les plaintes ont été préparées avec l’appui d’avocats et que les dossiers seraient destinés aux autorités compétentes du Canada, notamment les services d’immigration et de sécurité, afin qu’ils examinent les éléments transmis.
Par ailleurs, toujours selon les informations avancées par l’ONG, certaines des personnes citées, ainsi que des membres de familles apparentées, auraient récemment acquis d’autres nationalités, notamment dans les Caraïbes, au Venezuela et au Monténégro. Ces éléments sont, selon la NSCK, intégrés aux dossiers transmis aux autorités concernées, à titre d’informations à vérifier.
La Nouvelle Société Civile du Kongo rappelle que ces plaintes reposent sur des allégations et affirme son engagement à œuvrer pour la vérité, la justice et le respect des droits humains, tout en appelant à des enquêtes indépendantes et impartiales afin d’établir les responsabilités éventuelles.