Par Jean-Luc Kimbila, Président de la Nouvelle Société Civile du Kongo (NSCK)
La Nouvelle Société Civile du Kongo (NSCK) informe la communauté nationale et internationale que, selon des informations graves et concordantes parvenues de nos sources locales, des faits alarmants sont signalés dans le territoire de Bukama, province du Haut-Lomami.
D’après ces informations, des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) auraient ouvert le feu à bout portant sur des populations civiles non armées, arbitrairement assimilées à des groupes Maï-Maï. Le bilan provisoire ferait état de plusieurs morts et de nombreux blessés, parmi lesquels des civils sans défense.
Plus préoccupant encore, la NSCK est informée que deux camions supplémentaires transportant des militaires se dirigeraient actuellement vers le territoire de Malemba-Nkulu, faisant craindre une extension imminente des violences à d’autres zones de la province.
Ces opérations menées contre des civils exposent gravement la province du Haut-Lomami à un embrasement sécuritaire majeur. Elles risquent de provoquer une résurgence des mouvements d’autodéfense populaire, avec des conséquences humaines, sécuritaires et politiques que nul ne peut ignorer.
Face à cette situation extrêmement préoccupante, la Nouvelle Société Civile du Kongo (NSCK) en appelle à une intervention immédiate du Gouvernement et la communauté internationale, afin de :
- faire cesser sans délai ces hostilités,
- protéger les populations civiles,
- identifier et sanctionner les responsables,
- et rétablir l’autorité de l’État dans le strict respect du droit, des droits humains et de la vie humaine.
La NSCK rappelle que la mission des FARDC est de protéger la population et l’intégrité du territoire, et non de semer la terreur parmi les citoyens.
La vie humaine n’est pas négociable.
Par Jean-Luc Kimbila, Président de la Nouvelle Société Civile du Kongo (NSCK)